Le meneur de jeu français Zinédine Zidane a été couronné Ballon d'Or par l'ensemble des journalistes accrédités pour la finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006 le 9 juillet 2006 (2012 votes). Zizou termine sa carrière sur ce titre honorifique, qu'il aurait bien échangé contre la coupe. Mais c'est un superbe dernier hommage à ce grand joueur.
Le capitaine des Bleus démarre son tournoi lentement. Contre le voisin suisse, Zinédine Zidane est encore hors de condition. Mais déjà, sa volonté d'aller vers l'avant est patente. Et pour une première, son entente avec Franck Ribery semble naturelle.
Il reçoit un deuxième avertissement face à la République de Corée, synonyme de suspension face au Togo, un match crucial pour l'issue du Groupe G. Remplacé, il quitte le terrain en jetant son brassard de capitaine. Loin de présager une crise dans le groupe, ce geste constitue le début de la révolte bleue. On apprendra plus tard que "Zizou" s'est excusé le lendemain de sa mauvaise humeur auprès de ses coéquipiers.
Le déclic a lieu en huitièmes de finale face à ses "amis espagnols". Il crucifie la Furia Roja en marquant dans les dernières minutes et gérant le jeu comme jamais. Au passage, il trompe son coéquipier et ami du Real Madrid, Iker Casillas, dans les dernières minutes. A l'évidence, Zidane est enfin affuté physiquement. On pense que "ZZ" est à son apogée.
Se présente alors le Brésil. Le meneur des Bleus élimine presque à lui seul des auriverdes submergés. Passement de jambes, coups du sombrero, passes millimétrées et finalement passe décisive, le grand Zinédine est de retour. Il est à cette occasion désigné Homme du Match par le Groupe d'Etude technique.
En demi-finale, c'est un Zidane concentré que l'on découvre lors des hymnes. Dans un match où les Français sont malmenés pendant toute la deuxième mi-temps, sa qualité de contrôle et de temporisation font merveille. Comme celle de leader mental, qu'on ne lui connaissait pas auparavant. Après cette rencontre, Michel Platini lui-même déclarait : "Il est sans doute le seul joueur au monde dont la performance ne compte pas vraiment. Même en étant moyen sur le terrain, il tire de toutes façons l'équipe vers le haut".
Malgré une fin en queue de poisson, avec une expulsion et une défaite en finale contre l'Italie, Zidane a encore été l'un des meilleurs joueurs sur le terrain. Outre le penalty transformé, qui lui permet de finir avec trois buts et une passe décisive, il a encore une fois montré sa facilité incroyable à conserver le ballon et son sens inné de l'orientation du jeu. Ses lignes de statistiques ne le consoleront sans doute pas, mais elles sont tout de même impressionnantes: 280 passes courtes, 48 passes longues, neuf tirs dont quatre cadrés en six matches. Adieu "Monsieur" Zidane !